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Dans le cadre des D’DAYS, festival de design à Paris du 29 mai au 5 juin 2016, sur le thème « R/Evolution », l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée présente à la galerie Joseph les résultats du workshop « Petites séries », en partenariat avec la Fonderie de Roquevaire.

Depuis plus de 25 ans, la Fonderie de Roquevaire réalise les composantes de l’aménagement urbain, en fonte, aluminium, acier, bronze, ainsi que lests et contrepoids pour le levage, le transport et le maritime.

La flexibilité du procédé de moulage manuel au sable en grandes dimensions permet de fabriquer des pièces unitaires et en petites séries en fonte (aluminium et cuivreux).

Les projets présentés proposent une réflexion sur les liens entre mise en forme, process et diffusion. La mise en relation avec la technique de production ancestrale et semi-industrielle de la fonderie permet de revisiter la production en petite série, dans une économie et une optique résolument contemporaines.

Le workshop présente une réflexion sur les modes de production, ainsi que sur les spécificités relatives aux matériaux (fonte d’acier et d’aluminium) : manipuler, questionner, tester les modes de fabrication, prendre conscience et expérimenter les incidences de ces modes sur la forme et la finalité de l’objet.

Du high-tech au low-tech, de l’usinage numérique à la main de l’artisan.

Le workshop est le résultat d’une effervescence créative, d’une confrontation d’idées et d’un travail collaboratif avec POOL design, duo composé de Léa Padovani et Sébastien KIeffer basé à Paris, les étudiants de l’option design de l’Esadmm, et l’atelier d’enseignement « Che fare ? », conjointement mené par Philippe Delahautemaison et Agnès Martel.

Le banquet m’a immédiatement fait penser aux repas de famille. Aussi loin que je m’en souvienne, les repas de famille ont toujours été un supplice. Un supplice, je pèse mes mots, car ils étaient (et sont toujours) très longs. Je revois le visage de ma mère, exaspérée par nos mauvaises manières. Les bonnes manières à table c’est important pour ma famille, cela montre que l’on a eu une bonne éducation. « Quand tu seras grande, tu participeras à des repas importants, il faudra que tu montres à tout le monde à quel point tu es distinguée, car une fille se doit d’être belle et distinguée » me disait ma grand-mère. « Tiens toi droite, mange avec tes deux couverts, ne bois pas ton verre d’une seule traite, ne met pas ta cuillère à soupe entièrement dans ta bouche … » tant de phrases qui venaient ponctuer les petites histoires de famille qui étaient souvent les mêmes à chaque repas. Ces derniers sont généralement longs car le menu est souvent copieux : Apéritifs + entrées + plat + fromage + dessert + café …. J’aurai rêvé d’un « dimanche, c’est fast-food » au lieu d’un bœuf bourguignon. Les fast-food d’ailleurs parlons-en, je n’ai pu y goûter qu’à partir de quinze ou seize ans, et je n’étais pas accompagnée de mes parents. Le simple fait de savoir que cela se mangeait sans couverts horrifiait ma mère. Pourtant ils auraient sauvé plus d’un dimanche midi, ou devrais-je dire : un dimanche après-midi. Le fast de fast-food est dû à sa préparation, cependant il décrit aussi sa consommation.
Est-il possible de « chiciser » le fast-food afin de pouvoir l’intégrer aux repas de famille du dimanche midi ?
 Les emballages de fast-food sont jetables, ils sont en papier/carton, et utilisent pliages, collages afin d’obtenir des formes qui leurs permettent d’accomplir leurs fonctions. On peut revisiter la vaisselle de fast-food, afin de créer un univers très romantique, très chic, pour le manger tel un repas gastronomique. J’imagine une vaisselle d’un blanc immaculé, cela me rappelle la délicatesse des services à thé et café en porcelaine que possédait ma grand-mère, toujours soignesement présentés sur de belles nappes. Le changement de matériaux s’impose, puisque le repas s’invite dans nos salles à manger, le principe écologique du papier n’a pas sa place lors des repas de famille.

Recherches & maquettes.

%enseignement Design Marseille Philippe Delahautemaison Agnès Martel Esadmm Alicia Locks - Le banquet

Ce projet autour du banquet questionne la notion d’horizontalité, de planéitude du dressage de table. Les volumes sont des cylindres de diamètres et de hauteurs différents, créant ainsi assiettes, tasses, bols… Les différents modules sont surélevés grâce à des pieds plus ou moins longs et larges, afin de donner aux contenants un aspect léger et aérien, les modules créent une dynamique, rien n’est au même niveau et la superposition des pieds crée une trame, un motif. De plus la surélévation des contenants exprime aussi la finesse et la délicatesse du matériaux car ce projet renvoie aussi à la vaisselle d’apparat, dont l’usage remonte à Io renaissance, ce n’est pas une vaisselle dans laquelle on mange, elle est démonstrative.

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Recherches et maquettes.

 

Recherches, maquettes et prototypes

 

Fabrication du prototype dans les ateliers de l’esadmm.

 

Recherches.

Présentation du thème de travail par Caroline Ziegler et Pierre Brichet, studio BrichetZiegler.

http://www.studiobrichetziegler.com

Cette galerie contient 29 photos.

Recherches et fabrication des prototypes.

[youtube]https://youtu.be/-Yb6bUIs70Q[/youtube]

[youtube]https://youtu.be/XxiEM68G7mQ[/youtube]

Production des premiers projets à la savonnerie du fer à cheval.